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Paysages en devenir: Paysages en devenir (Eté 2006)  
Auteur : admin
Publié: 2006/6/20
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Paysages en devenir

• Le Festival « Etonnants voyageurs », du 3 au 5 juin 2006, toujours à Saint-Malo, était orienté cette année par un rêve : « Orients rêvés, Orients réels ». 211 auteurs étaient invités, 11 expositions, 71 films projetés dont une rétrospective Rithy Panh et un grand hommage à Jacques Lacarrière, décédé en 2005. Il a accueilli comme l’an passé près de 50 000 visiteurs. www.etonnants-voyageurs.net

•Le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire a pour thème cette année « jouer au jardin ». www.chaumont-jardin.com

• Festival des Architectures Vives 2006. Pop-up City, du 9 au 11 juin à Paris (Magasins Généraux, 22bis-36, quai d’Austerlitz/Quai bas, Paris 13e) et à Montpellier, du 15 au 18 juin. Contact Champ Libre, T. 04 67 92 51 17. www.fav2006.free.fr

•Le 1er juillet, Chasse aux trésors de Paris : loin des circuits touristiques traditionnels, la mairie de Paris invite Parisiens et visiteurs à découvrir Paris par une sorte de jeu de piste sur le thème : les légendes de Paris. 5 000 participants sont attendus. Animations et pique-nique sont prévus à partir de 16h 30 dans les arrondissements concernés : 6e, 13e, 14e, 18e et 19e. Pour le 11e, un rallye sera organisé le 14 juillet pour découvrir la nature à Paris. Renseignements au 39 75 ou www.Paris.fr

• Jusqu’au 2 juillet, parcs et jardins de Seine-et-Marne (77).

www.seine-et-marne.fr

•Festival « Changeons d’air », 2 juillet 2006, à Triel-sur-Seine.

•A Genève, samedi 8 juillet, de 14h à l’aube, parc de la Perle du lac, Musée d’histoire des sciences : «  La Nuit de la science » :

www.ville-ge.ch/culture/archives/nuit01/prog/prog.html

Festival Rayons frais - Les arts et la ville, à Tours du 7 au 9 juillet. Tél. 02 47 21 62 62 www.rayonsfrais.com

Mouvement (www.mouvement.net) édite un tiré à part de 32 pages en partenariat avec le festival Rayons frais. Parallèlement aux « jeux urbains » est prévu un cycle de conférences, « La Ville à l’état gazeux »

• Magenta Ephémères, jusqu’au 10 juillet à Paris : La rue est dans l’art. Pour accompagner la « restitution » de l’espace du boulevard Magenta aux Parisiens, la Mairie de Paris a invité dix artistes à donner un autre visage à cette artère, et à réfléchir (et faire réfléchir) sur l’espace urbain, et sur les manières de s’approprier sa frénésie. www.mouvement.net

•PARI PASSU : Paris 13ème – Villa d’Este – Place de Vénétie (14 juin – 16 juillet 2006). Interventions artistiques dans le cadre d’un Grand Projet de Renouvellement urbain, le secteur Villa d’Este-Place de Vénétie, quartier chinois au cœur du 13ème arrondissement, sur un projet de Maud le Floc’h. Cinq équipes, issues des arts de la rue, vont dérouler l’une après l’autre leur vision du quartier avec des contre-visites, cabaret d’actualité, périple urbain, collecte de sons, conférence-enquête sur la question de l’habitat. Elles sont accompagnées par le collectif d’architectes Tabula Rosa, qui a inventé un jeu urbain interactif : des joueurs se retrouvent autour d’une table recouverte d’un plan de quartier et tissent ensemble une véritable histoire collective pour la ville de demain. Habitants, artistes et acteurs locaux seront réunis pour entendre des points de vue, intérêts, désirs et réactions différentes sur le quartier dans un cadre ludique.

En septembre, de nouvelles interventions et des spectacles inspirés de la première phase de découverte sont prévues.

Les acteurs de Pari passu : Le Labau /les ouvreurs de promenade ; ArchimêmeStudio ; Architecture ; Théâtre de l’Unité ; Compagnie Joseph K ; Décor sonore ; Tabla rosa.

Renseignements : Coopérative De rue et de cirque - 211 av. Jean Jaurès, bât. M - 75019 Paris - Tél : 01 46 22 33 71 - Fax : 01 46 22 10 49. www.2r2c.coop

•Desseins d’eau : jusqu’au 11 juillet, Domaine national de Saint-Cloud (92). Visite commentée sur réservation. C’est l’artiste plasticienne Agnès Pezeu qui a installé des toiles tendues entre les arbres ou immergées dans les bassins sur le thème du cheminement de l’eau. www.desseindeau.com

•Visite de la Closerie Falbala, Fondation Dubuffet-Closerie Falbala, sente des Vaux, rue du Moulin-Neuf, 94 Périgny-sur-Yerres, 01 47 34 12 63. Sur rendez-vous.

Manifestation in situ seton smith & akio suzuki au château de villarceaux : « L’artiste sonore akio suzuki propose de mettre en jeu la découverte visuelle et auditive des jardins de villarceaux. Sur un chemin emprunté pour la visite il implante trois kaléidoscopes qui modifieront la vue du le parterre sur l’eau. Quand on collera son oreille à l’autre extrémités de l’un des kaléidoscope on entendra les sons du ruisseau qui coule juste à côté. Disposées sur le parcours de la visite, des « points d’écoute », favoriseront de lieu en lieu le renouvellement des points de vue et des sources sonores.

L’artiste américaine seton smith a, quant à elle, photographié le domaine et plus particulièrement le château XVIIIe siècle et les escaliers associés au vertugadin. Son approche associe contenu et rêverie symboliques avec l’expérience sensible des lieux.

Le public pourra découvrir les œuvres au cours de la visite des jardins avec des guides médiateurs.

Ces deux projets artistiques sont organisés par l’association in situ avec le soutien du conseil général du val d’oise. L’association qui a organisé la biennale d'Enghien-les-bains entre 1993 et 2004, s’est fait une compétence et une réputation dans le domaine de la création de manifestations artistiques dans l’espace public (www.in-situ.org).

La publication intitulée Patrimoine (jardins) et création contemporaine présente la genèse des projets artistiques dans le contexte du domaine de Villarceaux (éditions filigranes) et fait suite à la journée sur ce thème qui a eu lieu au centre des arts d’Enghien en novembre 2005. »

LAND ART 03/07/2006 au 04/07/2006 : d'en haut / d'en bas
Domaine du Rayol, Jardins des Méditerranées : installation anamorphique éphémère dans la grande perspective du Jardin des Méditerranées conçu par Gilles Clément, inauguration le 4 juillet 2006. Stage : conception et mise en œuvre d’une intervention artistique dans un espace paysagé (le Domaine du Rayol), sur le thème de « la venue de la sécheresse estivale». Jean Pierre Brazs explicitera l'intervention qu'il a réalisé pour le Domaine du Rayol et s'attachera à ce que chaque stagiaire puisse créer et intervenir dans le Jardin. Cet atelier s'adresse à aux élèves d'écoles d'art, aux artistes expérimentés ou débutants, enseignants, animateurs, praticiens du jardin ou du paysage. Les stagiaires aborderont : - le lieu comme support et objet d'une œuvre, - la prise en compte de l'imaginaire lié à un lieu, - la prise en compte du visiteur : les cheminements et les points de vue, - les liens entre processus de réalisation et de perception de l'œuvre et cycles naturels (cycles des jours et des saisons, cycles géologiques et biologiques), - les principes d'extraction, de transformation, de manipulation et d'association de matières végétales, minérales et animales, - l'œuvre comme révélatrice de la lumière d'un lieu et de ses variations.

Renseignements :

www.domainedurayol.org/index.asp

www.jpbrazs.com/ip_rayol.html

12ème Université d’Eté de l’Innovation Rurale, 9, 10  11 août 2006, dans le cadre du festival « Jazz In Marciac » (Gers)

« Territoires ruraux : comment débattre des sujets qui fâchent ? OGM, mondialisation, industrialisation de l’agriculture, politiques agricoles, ours, pesticides, eau, paysages... Nombreuses sont les « questions vives » de l’agriculture et du monde rural qui suscitent polémiques et confrontations. Certains mots, à peine prononcés, agissent tels des épouvantails : focalisant l’attention, ils fixent les peurs ou les rejets au risque d’empêcher tout échange argumenté. »

Renseignements : Valérie Péan, 05 62 88 14 50 / 06 81 53 93 41. valerie.pean@agrobiosciences.com

La Compagnie du Paysage,  Stage paysage 2006 :  17-24 août, Ateliers de Chassingrimont, 36170 St Civran, sur le thème « Le beau paysage ».

« Le stage de six jours comprend un moment "théorique" de Laboratoire du paysage (le matin des deux ou trois premiers jours), une journée "participative" autour du projet de développement local, puis deux jours "esthétiques" plus particulièrement centrés sur la dimension culturelle et artistique du paysage, avec des visites de site et lectures de paysage les après-midi (ou certains matins suivant le temps…). »

Le texte du projet et l’avant-programme sont sur le site d’Horizon Paysage.

Contacts : odile.marcel@wanadoo.fr

ou Christiane Garnero Morena : garneromorena@aol.com  et moisdesbouchures@orange.fr

• 16 et 17 septembre, 23ème édition des Journées européennes du Patrimoine.

Jardins et Santé est une association à but humanitaire indépendante, créée fin 2004 par une équipe de volontaires concernés par les affections liées au cerveau et passionnés de jardins. Elle a décidé d’aider à la création et/ou à la restauration de jardins à but thérapeutique dans les hôpitaux et de financer des bourses de recherche sur les affections cérébrales.

«  Le jardin est un lien social constructif et convivial que notre association souhaite tisser entre promeneurs et jardiniers, entre ceux qui mettent les mains dans la terre et ceux qui en rêvent. Nous sommes des milliers en France à partager ce goût pour les jardins, mettons-le au service de la santé.

En ouvrant ou en visitant des jardins, vous alliez plaisir et œuvre utile :

Vos dons iront financer un ou plusieurs projets, sélectionnés par notre conseil scientifique.

Ouvrez exceptionnellement votre jardin, une ou plusieurs fois par an, à la date de votre choix, partagez vos connaissances, votre savoir-faire, vos plantes, vos graines …

Ou visitez en famille ou avec des amis, ces jardins secrets que les propriétaires vous feront découvrir avec passion, appréciez-en le charme l’originalité, la rareté, la convivialité. »

Site :  www.jardins-sante.org

• Le jardin ferroviaire, imaginé en 1987 par Christian Abric, fait circuler trente trains miniatures sur 1,3 km de voies ferrées à travers des tableaux paysagers conçus par le paysagiste Joseph Grimaldi. Depuis avril, un jardin musical complète le site sur 900m2. Réalisé par Etienne Favre, il expose des œuvres sonores et propose d’entendre une symphonie de bottes en caoutchouc, un concert de tubophones d’aluminium, une mélodie pour roue à percussions.

Le jardin ferroviaire, 2, route de Lyon, 38160 La Chatte.

www.jardin-ferroviaire.com

La Mairie de Paris a voté la gratuité de cinq jardins jusqu’ici payants : les jardins des Serres d’Auteuil (16e), des Enfants des Halles (1er), de la Ferme de Paris et de l’arboretum de l’Ecole du Breuil (Bois de Vincennes, 12e) et de la Maison de l’Air (parc de Belleville, 20e). Dans un même souci, les sanisettes installées sur les trottoirs sont gratuites. www.jardins.paris.fr

• 26 millions de touristes sont venus visiter Paris en 2005 contre 25 millions en 2004. En 2005, plus de 12 milliards d’euros ont été investis dans des réalisations immobilières de bureaux. Le taux de chômage dans la capitale a baissé de 12% en un an, pour une moyenne nationale de 5%-10%. Les 105 km2 intra-muros de Paris font actuellement l’objet de projets d’aménagement urbain. Le PLU a été adopté le 12 juin. www.economie.paris.fr  et www.urbanisme.paris.fr

• Ruée vers l’art ? En 2005 le nombre de visiteurs dans les musées français a augmenté d’environ 13%. 38% de hausse pour Versailles, 13,6% pour le musée d’Orsay, 12% pour le Louvre. « Mélancolie » a fait un triomphe ainsi que les expositions autour du surréalisme ou du mouvement dada. Bémols : « les badauds prolifèrent », remarque, amer, Jean Clair qui doute d’un véritable intérêt pour l’art chez ce public « indifférent ». En revanche, la fréquentation des musées de province n’est pas en hausse, loin s’en faut ; on parle de la « marchandisation » des musées dont l’attrait est une opération de marketing bien plus que le résultat d’une véritable éducation du regard et du goût : on regarderait les tableaux comme on visite une ville pour ses « monuments », d’autant que pour le touriste omniprésent, c’est quasiment la même chose. [D’après Télérama, n° 2944, 17-23 juin 2006]

Mais pourquoi pas ? Somme toute, Diderot concevait ses Salons sous la forme d’une « promenade » et, à lire le catalogue des tableaux regardés par Baudelaire ou Gautier dans leurs chroniques, on peut douter qu’ils les aient regardés avec plus d’attention et d’émotion que nos actuels « badauds ». Au reste, le vrai problème que pose cette affluence dans certaines expositions, c’est précisément qu’on ne peut guère s’arrêter devant un tableau sans être emporté par le flux des visiteurs. Puisqu’on est à la veille des vacances, profitons-en pour aller regarder les Corot de Lyon, les Manet de Nancy ou de Dijon que nous recommande Télérama.

• Le musée de l’Orangerie a rouvert ses portes le 5 mai. Inauguré en 1927, il devait accueillir les Nymphéas de Claude Monet dans une présentation conçue par le peintre lui-même : deux salles elliptiques contenues dans un vestibule. L’arrivée de la collection Walter Guillaume a cassé ce dispositif initial par la création d’un escalier monumental et un plancher en béton, privant les Nymphéas de la lumière naturelle qui pénétrait initialement par un plafond vitré. L’escalier et le premier étage ont été supprimés et le vestibule initial reconstitué. La collection Walter Guillaume est désormais logée dans une galerie creusée sous la terrasse de l’Orangerie, éclairée par une verrière longeant le mur Nord. A l’extérieur, verrière et charpente métallique ont été restaurées à l’identique et les façades rouvertes permettent désormais une vision à travers l’édifice des terrasses sur Seine jusqu’au jardin.

• L’un des trois édifices conçus par Jean Nouvel pour abriter les services du musée du Quai Branly est doté du plus grand mur végétal du monde avec 15 000 plantes et fougères poussant sur un support végétal dépourvu de sol, l’ensemble devant peu à peu se dissoudre dans le jardin créé par Gilles Clément. Etendu sur 18000 m2, face à la Seine mais protégé du bruit par un mur de verre, il se veut bulle, sas de décompression pour sortir de l’Occident et de ses bruits parasites de façon à se préparer mentalement et physiquement à la découverte des arts non plus « premiers » ou « primitifs » mais « Arts et Civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques ». Indépendamment des collections qu’il réunit, le site réellement paysagé mérite en soi la visite. Le nouveau musée ouvrira ses portes le 23 juin.

 •Le Centre de Recherches sur la Littérature des Voyages (www.crlv.org), dans son éditorial du 15 juin 2006, communique :

 Les Archives de recherche de la Maison des Sciences de l’Homme (MSH) de Paris ont entrepris la captation et la diffusion vidéo de divers séminaires choisis, à son sens, parmi les plus notables. L’un des séminaires de la Sorbonne organisés par le CRLV a été retenu : « Civilisations et cités perdues dans la littérature des voyages (de la Renaissance au Romantisme) »‚ qui se tint au second semestre 2005. Huit conférences de Grégoire Holtz, Philippe Antoine, Roland Le Huenen, Yvonne Bellenger, Michel Bideaux, Sarga Moussa, Sophie Basch et François Moureau s’y trouvent en version vidéo http://semioweb.msh-paris.fr/AAR/371/ .

Une conférence liminaire de François Moureau : « La littérature des voyages »‚ est disponible sur le même site  : http://semioweb.msh-paris.fr/AAR/410 /

En rapport avec le programme de l’agrégation, l'Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand, et le paysage, on peut écouter dans l’auditorium du site la conférence de Philippe Antoine : « Rêver les paysages : topographie et imaginaire chez Chateaubriand, Lamartine, Nerval... »

 www.crlv.org/outils/encyclopedie

• Sur le site de L’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, www.versailles.ecole-paysage.fr, « panorama de la presse de Juin 2006 » sur le paysage et toutes les adresses utiles.

•L’envers du paysage : comme on le sait, le paysage est un argument de vente touristique. On lira donc avec profit le dossier que le Canard enchaîné consacre au tourisme : Les marchands de soleil. Voyage autour du monde des vacances. Infos glanées ici et là :

- 9 000 campings en France totalisant plus d’un million d’emplacements de vacances à louer, soit 10 millions de nuitées chaque année. Exonérés de taxe foncière, les mobile homes (dont les ventes ont triplé en dix ans), supplantant la tente,  colonisent les sites les plus prisés, en bordure de littoral le plus souvent, dans des zones non constructibles. Ils ont gagné en confort et reproduisent en miniature la résidence principale. Les « camps » leur offrent tous les équipements des résidences de tourisme ; golfs, piscines avec centre de balnéothérapie, etc. La légende de la photo qui illustre l’article est éloquente : « Pour adeptes du camping aimant lotir au soleil ». C’est assez dire que ces amateurs de paysages que sont censés être les vacanciers contribuent à les dénaturer. Devant les récriminations des élus locaux qui trouvent moches ces résidences mobiles en plastique dont le rapport financier pour les communes est quasi nul, les propriétaires de campings ont adopté « une charte paysagère » pour le respect de « l’esthétique » et de l’environnement. [pp. 11-12]

- Les seniors forment le gros bataillon des clients des tour-opérateurs : ils seraient plus de 20 millions de voyageurs potentiels en France. Ils feraient en moyenne trois voyages annuels, hors saison ou un beau voyage en belle saison. Mais les nouvelles générations de seniors, en particulier les « masters » (fraîchement retraités), ont déjà beaucoup voyagé et tout vu : ils recherchent la forme : sport et santé. On leur propose donc plongée, trekking, vol à voile, pêche au gros… [pp. 21-22]. En somme, une façon d’entrer dans le paysage plutôt que de le manger des yeux, passivement et béatement…

- Parmi les victimes du chômage et de la marchandisation des loisirs culturels ou autres, le tourisme social que représentait jadis Tourisme et Travail. Pour France Leroy, une ancienne de TT, le tourisme social, c’est [c’était ?] l’accès au sport, à la culture, l’ouverture sur l’environnement, de meilleures conditions de travail [pour le personnel]. Las ! 70 ans après la victoire du Front populaire et l’invention des congés payés, il ne représente plus que 5% des dépenses des comités d’entreprise, lesquels connaissent des difficultés qui les amènent à brader un patrimoine naguère considérable. Les VVF, privatisés, se portent très mal [pp. 25 et 26]. Si l’on réfère ces difficultés à celles que connaissent le Club Med [p. 17], le FRAMçaise [p. 13] ou, au contraire, au succès des voyages programmés et achetés sur la toile [p. 15], on peut constater que c’est la rigidité d’un concept devenu stéréotype qui est la cause du mal – si mal, il y a. Le touriste, suivant son âge, sa catégorie sociale (on ne parle plus de « classe » !) et d’autres critères, se veut « mobile » tout en exigeant de retrouver là où il ne fait que passer son petit confort domestique agrémenté d’un bonus, sinon pourquoi partir ? Le tout au moindre coût…

- Le Canard se déchaîne contre le Routard et le Petit Futé [pp. 37-39]. Leçon à tirer : ne suivez pas le guide et lisez le livre de Baudouin Eschapasse, Enquête sur un guide de voyage dont on doit taire le nom. Le titre en forme de périphrase élusive est tout à fait explicite sur les méthodes d’intimidation de celui qui se veut propriétaire du nom au point d’avoir voulu le faire interdire, en vain, comme nom commun dans les dictionnaires.

- Enfin, parmi d’autres articles aussi suggestifs les uns que les autres, celui sur « Les dessous de la carte ». De la carte postale, bien sûr, inventée en Autriche le 1er octobre 1869, elle s’illustre par la grâce d’un Français, Léon Besnardeau (1829-1914), qui a l’idée d’imprimer au recto des bristols de 6x9cm des images d’inspiration militaire (on est en 1870) tandis qu’au verso il formate le cadre pour l’adresse et le texte. En 1875, l’Etat abandonne son monopole mais réglemente le format : 12x8 cm. En 1889, l’expo universelle et la tour Eiffel font décoller le marché. Depuis cette date, l’image de notre tour emblématique a été vendue à plus de 5 milliards d’exemplaires. Mais comme on commence à le savoir, la carte postale pose le problème du droit à l’image. La tour Eiffel, par exemple, est « libre » de jour, mais la nuit, éclairée, ses droits de reproduction deviennent la propriété exclusive de sa société d’exploitation. Sans être interdit, la paysage est le plus souvent censuré – enfin retouché – pour être conforme aux idées reçues qu’on s’en fait : les vrais paysages sont devenus invendables, dit un petit éditeur qui a tenté l’expérience. [pp. 70-71] Mais qu’est-ce qu’un « vrai paysage » si ce n’est l’idée préconçue qu’on a du site ?

• Au Québec, une expérience intéressante : le rallye du nomade, concours de reportages multimédias pour les jeunes adultes. Six reporters de 18 à 30 ans ont été sélectionnés parmi plus de 200 candidats pour participer à un rallye multimédia pendant tout l'été et découvrir, sac au dos, les diverses régions du Québec pour aller à la rencontre des Québécois. Les six reporters, tous équipés d'un caméscope et d'un appareil photo numériques, d'un ordinateur portable, doivent réaliser leurs reportages de A à Z. Grâce à la diversité des moyens de diffusion mis à la disposition des participants, le reportage peut prendre la forme d'un document vidéo, d'un article accompagné de photos et/ou d'un document audio, en format numérique. Les participants sont libres de choisir un seul de ces trois moyens de diffusion ou de les combiner à leur guise.

Ces reportages sont jugés à la fois par un jury sélectionné et par le public. Tous les reportages, les blogs et les albums photos des reporters sont présentés sur www.muvmedia.com et le portail de TELUS au Québec, www.Globetrotter.net

Le concours est parrainé par müv, le magazine du nomade, magazine québécois spécialisé dans le tourisme pour les jeunes. Écrit par et pour les jeunes de 17 à 35 ans intéressés par le voyage, müv est diffusé gratuitement (75 000 lecteurs) dans la plupart des établissements d'enseignement postsecondaires du Québec ainsi que dans un grand nombre d'organismes liés aux jeunes adultes. Le magazine est aussi diffusé intégralement sur le Web, à l'adresse www.muvmag.com dans le but de créer une véritable communauté de jeunes voyageurs.

• 560 hêtres géants quasi bicentenaires ont été abattus entre Millevaches et le carrefour de Peyrelevade dans le Parc naturel régional de Millevaches pour raison de sécurité routière. Ces arbres en voûte posaient problème à la circulation des camions alors qu’un simple travail de jardinage aurait dû suffire pour élaguer les basses branches. IPNS, Journal d’information et de débat du plateau de Millevaches, n° 15, printemps 2006 (23 340 Faux la Montagne) proteste contre cette atteinte au « patrimoine emblématique » du plateau.

Dans ce même numéro, Sylvie Méray s’interroge sur le concept de « développement durable » dans lequel elle voit un phénomène d’appropriation symbolique autant qu’économique par les néo-ruraux qui viennent s’installer dans la région.

Un long article est consacré à l’œuvre de Marcelle Delpastre (1925-1998), écrivain occitan dont les Mémoires (7 tomes) ont été publiés d’abord chez Payot puis, pour les derniers, chez Lo Chemin de Sent Jaume et Plein Chant. Son œuvre majeure en occitan est Saumes Pagans (Psaumes Païens). Ce journal publie également un hommage d’Armand Gatti à Georges Guingouin, décédé en octobre 2005, en avant-première au long poème qu’il vient de terminer  et qui paraîtra à la rentrée aux éditions Le Bruit des autres, à Limoges : « Les cinq noms de Résistance de Georges Guingouin ». Enfin, en dernière page, un extrait du Carnet de notes (1980-1990) de Pierre Bergougnoux.

Du 25 au 28 mai 2006, la Région Basse-Normandie a organisé la première édition des "Echappées Belles", dédiées à l’accessibilité des personnes handicapées aux établissements touristiques de Basse-Normandie. Il s’agit de la première initiative de ce genre et de cette ampleur en France.

• Paysages et péage ? Ce n’est pas seulement un problème de prononciation qui jadis faisait de l’un le quasi-homophone de l’autre, c’est l’une des conséquences – majeure ? mineure ? mais révélatrice – du délabrement du service public et de la mise à l’encan de la propriété collective. En l’occurrence, il s’agit du désengagement de l’Etat dans l’entretien du réseau routier qui sera concédé pour moitié à des entreprises privées. A terme, on prévoit l’instauration de péages pour rentabiliser les travaux nécessaires pour adapter le réseau des nationales au réseau autoroutier.

Marianne (n° 477, 10-16 juin 2006) pousse un cri d’alarme et cite l’analyse d’un responsable syndical qui voit dans le démantèlement des DDE, la disparition de ce réseau de compétences que forme le corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées (« sans doute le meilleur du monde »), lesquels devront s’intégrer aux groupes de BTP ou disparaître.

Dans le même numéro, on apprend que la privatisation partielle des Aéroports de Paris (ADP) va permettre la vente de 67km2 de terrains avec en projet la construction d’un centre commercial de 50 000 m2 à Roissy : Aéroville. L’ensemble de la surface des terrains cédés avec les ADP, dont 20% seulement serait constructible. Elle serait comptabilisée pour 35 millions d’euros soit, 0,50 euros le m2 alors que les parcelles constructibles autour de Roissy valent au moins 100 euros le m2.

•Toitures végétales contre le CO2. Les toitures végétalisées absorbent les poussières urbaines, limitent les chocs thermiques et régulent les pluies d’orage. Elles constituent également des « puits de carbone » retenant le gaz carbonique. Elles peuvent être placées sur n’importe quel revêtement étanche. Les végétaux utilisés sont essentiellement des plantes de rocaille très résistantes dont il existe plusieurs variétés. On commence à en équiper les établissements collectifs tandis que le marché des particuliers est encore limité. [Le Monde, 12 mai 2006]

•L’étiquette énergie pour les véhicules à moteur est en vigueur depuis le 10 mai. Toute automobile neuve mise en vente doit être présentée avec une vignette précisant son niveau de carbone en grammes par kilomètre. Surtaxes pour les véhicules  mis en circulation depuis 2004 dont les émissions de CO2 sont supérieures à 200g/km et crédits d’impôt de 2000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf dont l’indice d’émission est inférieur à 140g/km sont prévus. [Le Monde, 12 mai 2006]

Non seulement les papiers, sacs ou bouteilles en plastique, canettes en métal, enlaidissent le paysage, mais ils polluent durablement l’environnement : il faut de 10 à 100 ans à une canette de bière pour être biodégradée, de 100 à 1000 ans à un pot de yaourt et 4000 ans à une bouteille de verre.

•L’ordinateur et ses périphériques, sans lesquels il n’y aurait pas, entre autres, cette « fabrique du paysage », contribuent aussi à polluer l’environnement et donc à modifier le paysage. L’ensemble des technologies d’information et de communication consomme 3% de l’électricité et 1% de l’énergie totale des pays développés. L’ordinateur à lui tout seul représente 1% de la consommation électrique d’un foyer équipé. Cependant, en dix-huit ans sa puissance a été multipliée par 400 (de 6MHz à 2,5 GHz) alors que la consommation est restée inchangée. Les constructeurs s’efforcent de réduire les nuisances : réduction ou suppression du plomb, du cadmium, du mercure, du chrome hexavalent et autres métaux lourds qui entrent dans la fabrication des écrans et des composants : systématisation des écrans LCD, microprocesseurs à seuils multiples d’adaptant en permanence aux besoins d’énergie réelle de la machine, etc. Rappelons qu’une directive européenne, appliquée cette année dans l’Union, impose au fabricant le recyclage et la dépollution du vieux matériel quand on en achète du neuf.

•Dans le même ordre d’idées, des chercheurs ont mis au point le premier téléphone portable écologique et biodégradable qui se transformera en fleur une fois planté dans la terre. L’appareil est fabriqué à partir de polymères biodégradables qui se transforment en poussière lorsqu’ils sont enterrés dans du compost. Une graine de fleur (idéalement de tournesol) est insérée dans le combiné : « Grâce à une petite fenêtre, elle est visible de l’extérieur, mais ne germe pas tant que l’usager ne recycle pas son téléphone portable ».

L’information date un peu : elle est reprise de La Libre Belgique, déc. 2004, par Claire Maupas, dans Special insolites, hors série de Courrier international, juin-juillet-août 2006, p. 18. Elle ne dit pas si l’invention a eu un débouché commercial comme se le demandait l’auteur de l’article cité.

Parmi d’autres « insolites » qui ont un rapport avec notre sujet, on notera le problème crucial que pose à la Chine le développement de la consommation de papier toilette : la cellulose  utilisée par les fabricants de papier est désormais le troisième produit d’importation du pays, après le pétrole et l’acier. L’auteur incrimine l’adoption des mœurs occidentales qui sape les tentatives de reboisement du pays. Les autorités encouragent le développement de matériaux alternatifs comme la fabrication du papier hygiénique à base de paille. [p. 122, d’après le China Daily, Pékin, mars 2005]

On peut suggérer une (re)lecture du Gargantua de Rabelais dont le héros éponyme fait la preuve de sa sagacité en expérimentant divers « torche-culs ».

• La semaine du développement durable, du 29 mai au 4 juin, était destinée à sensibiliser les Français aux périls qui guettent la planète et à changer leur comportement de consommateurs indifférents aux pollutions qu’ils provoquent et à l’épuisement des ressources. C’était aussi l’occasion de campagnes de promotion publicitaire pour différentes entreprises, privées ou publiques, soucieuses de prouver qu’elles sont « écologiquement correctes » et responsables. Mieux ! qu’elles contribuent à l’éducation de l’« écocitoyen ». que nous devons être ou devenir. Monoprix : « On préfère transporter nos marchandises 3 jours de plus, mais avec 50 tonnes de CO2 de moins ». Une marque de café  prétend : « à chaque tasse que vous dégustez, vous faites un geste pour préserver l’environnement et améliorer les conditions de vie des fermiers qui cultivent ce café ». Volvic en partenariat avec Unicef  s’engage pour un litre d’eau vendu à financer dix litres d’eau potable au Sahel : l’opération durera du 15 février au 15 juin. Generali France, assurances d’entreprises, « se mobilise en offrant une réduction de leur cotisation aux entreprises vertueuses  qui jouent la carte du développement durable ». La Sncf « donne au train des idées d’avance » : recours aux biocarburants pour les locomotives diesel, nouveaux trains désherbeurs pour l’entretien des voies, etc. France Télécom incite ses clients à choisir internet pour recevoir leurs factures. Outre quelques avantages techniques, « la facture sur le Net, c’est participer au respect de l’environnement ». Et pour convaincre, la photo d’un paisible paysage de montagne (les Vosges ?) se reflétant dans un lac aux eaux limpides… La RATP : «NOUS RECYCLONS LES DECHETS DE NOS CHANTIERS. C’EST BIEN NATUREL. Afin de préserver l’environnement, la RATP pratique le tri sélectif des déchets. Chaque année près de 9 500 tonnes de déchets sont ainsi recyclés, soit la quantité de déchets produite par 19 000 ménages. Cela ne change pas encore le monde mais contribue à l’améliorer, comme lorsque vous choisissez les transports en commun. » La photo représente la station « CHEMIN VERT » et dans le local du chantier, une végétation foisonnante déborde des palissades, vertes comme le logo… Areva nous promet un « avenir sans CO2 ».

Même démarche chez Les designers qui, à la veille de s’exposer (du 14 au 30 juin à la galerie Artazart) s’engagent à signer une charte pour préserver l’environnement dont on peut trouver le texte sur www.artazart.com : « Manifeste pour un design responsable ».

Le développement durable et les nouvelles énergies sont d’ailleurs devenus des produits financiers cotés en bourse, si bien qu’investir dans AREVA ou EDF, pour ne prendre que les plus connus, c’est investir dans le paysage de demain ! Reste à savoir qui le dessinera…

Quelques sites :

www.ecoemballages.fr

www.amisdelaterre.org

www.defipourlaterre.org

www.ledeveloppementdurable.fr www.lafabuleuseaventuredesdechets.com

www.emploi-environnement.com

www.ecometiers.com 

www.lesagencesdeleau.fr

www.cnrs.fr/saga.htm : dossier très complet et téléchargeable sur les écosystèmes aquatiques, les risques de la qualité de l’eau et ses traitements.

www.comite21.org : Comité 21, Comité français pour l’environnement et le développement durable.

www.ecologie.gouv.fr www.ecoresponsabilite.environnement.gouv.fr 

www.marque-nf.com

•Plus militante, une affiche très réussie pour la reforestation de la forêt amazonienne et du Cap vert. Elle représente un arbre bien vert dont les racines enfoncées dans une belle terre brune ont la forme d’une main éployée prolongée par les mots d’une maxime épousant la forme et la direction des doigts : « la main qui plante détruit rarement ce qu’elle a planté ». Au verso, suivant le même dispositif calligrammatique (qui fait penser à « Visée » d’Apollinaire), « Au BRÉSIL, la déforestation a détruit plus d’une fois la surface du territoire français. NORDESTA a déjà replanté plus d’un  MILLION d’arbres avec l’aide des populations locales. www.nordesta.org pour aider la reforestation ».

•L’opération Bedzed, dans la région de Londres se préoccupe du chauffage et des économies d’énergie dans les logements. Elle a également prévu des locaux pour la pratique du télé-travail afin d’éviter les déplacements. Elle a mis à la disposition des habitants une flotte de véhicules électriques loués à l’heure et qui fonctionnent à partir de l’énergie solaire transformée par les photopiles qui couvrent le toit des logements. Son site est doté d’un système naturel des eaux usées. Un réseau d’agriculture biologique local fournit chaque semaine des fruits et légumes de saison produits à moins de 5 km. [Interview d’Olivier Sidler,  fondateur et directeur de la société Enertech, spécialisée dans la maîtrise et l’utilisation des énergies renouvelables, Le Parisien, 30 mai 2006]

•Avec le développement des nouvelles technologies, les champs magnétiques sont omniprésents et d’autant plus inquiétants, qu’invisibles, on ne sait trop ce qu’ils génèrent, surtout à terme étant donné que la rapidité de leur expansion ne permet pas le recul nécessaire sur leur impact. Au moins peut-on s’alarmer des effets sur le paysage de la prolifération des antennes relais sur les toits des villes ou des pylônes et des lignes à haute tension dans les campagnes. Deux associations, Priaterm et Robin des toits regroupent des citoyens qui réagissent d’un double point de vue paysager et sanitaire à l’absence de concertation des opérateurs avec les riverains pour les poses d’antennes. Voir : www.priaterm.com  et www.robindestoits.org

On notera que la puissance du champ électrique d’un téléphone mobile lors d’un appel varie entre 20 et 50 volts/mètres et jusqu’à 200 volts/mètre quand la connexion s’établit. Il est recommandé d’être bref, de préférer les kits « mains libres » et de ne pas mettre de portables à l’oreille des enfants de moins de huit ans. Renseignements : Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, www.afsett.org et Agence nationale des fréquences, www.anfr.fr

• Tchernobyl, vingt ans après. Près de neuf millions de personnes, dont deux millions d’enfants, vivent sur près de 160 000 km2 de terres contaminées, en Russie, en Ukraine et en Biélorussie. 14 000 localités contaminées ont été recensées officiellement. « Catastrophe en devenir », Tchernobyl n’est pas « un enjeu de mémoire, mais un processus qui n’a pas atteint son terme, un événement du futur », d’après Hervé Kempf (Le Monde des livres, 21.IV.06) commentant les livres de Galia Ackerman, Tchernobyl, retour sur un désastre ( Buchet-Chastel) et le collectif Les Silences de Tchernobyl (Autrement).

Jean-Pierre Dupuy (Retour de Tchernobyl) s’indigne devant les falsifications des chiffres et évalue à 100 000 sur 800 000 le nombre des « liquidateurs » chargés, sans protection, de neutraliser le site et qui seraient décédés des suites de radiations. Il fait remarquer que le désastre est invisible de toutes les façons : les irradiés se sont dispersés aux quatre coins d’un empire en décomposition, peu de photos, pas de film. Sur le site de Tchernobyl, il n’y a rien à voir, rien qui rende sensible la catastrophe qui n’a pas eu lieu puisque le réacteur n’a pas explosé. Elle n’en reste pas moins à « l’horizon » de notre monde… [Christian Godin, Marianne, n° 475, 27 mai-2 juin 2006]

(suite)

 
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