| Paysages en devenir: Cedissia de Chastenet LA VILLE DE PARIS OPTE POUR UN AMENAGEMENT DURABLE | |||
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Cedissia de Chastenet UN OUTIL POUR INTEGRER LE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS LES PROJETS D’AMENAGEMENT URBAIN En matière de développement durable et d’aménagement urbain, la capitale dispose de références majeures. Ses engagements et orientations en témoignent : charte d’Aalborg, charte régionale de la biodiversité, Plan Local d’Urbanisme avec son Projet d’Aménagement et de Développement Durable, Plan des Déplacements de Paris, Cahier des recommandations Environnementales. Par ailleurs, Il s’adresse en priorité aux agents municipaux qui gèrent les opérations d’aménagement : les chefs de projets des services de l’urbanisme. Il concerne aussi plus largement tous les intervenants de l’aménagement : autres services de la ville et structures extérieures (aménageurs, bailleurs sociaux…). Le principe est simple : à chaque étape, de la prise de décision au bilan en passant par la construction l’intervenant est accompagné de manière à agir « durablement ». Cela implique notamment une réflexion globale et des actions transversales. Concrètement, le référentiel se présente sous la forme d’un fascicule didactique. Les axes clés de l’aménagement sont abordés : organisation, cadre urbain, environnement, aspect social et économique. Pour chacun de ces thèmes, le lecteur trouve un diagnostic sur le développement durable à Paris, des objectifs et des indications pour les atteindre. Il est orienté si nécessaire vers des textes de référence. Enfin, un « tableau de bord » récapitule tous les aspects de la démarche. Il comprend des exemples d’indicateurs pour engager une réflexion à long terme et favoriser l’évaluation des réalisations. Comme toute démarche expérimentale, ce guide est destiné à évoluer dans le temps. Plus qu’une démarche, cet outil constitue un itinéraire accompagné. On y découvre aussi bien comment organiser la concertation que concevoir des espaces publics accueillants ou choisir des matériaux adaptés. C’est aussi un apprentissage, une recherche personnelle : on apprend à poser les bonnes questions, même si certaines réponses restent à affiner. Limitation des consommations d’énergie et d’eau · - isolation particulière des constructions, - production d’électricité photovoltaïque, - production d’eau chaude panneaux thermiques - récupération des eaux de pluie pour l’arrosage, voire les sanitaires (si - recours à · - récupération des eaux pluviales pour l’arrosage, - pose de panneaux solaires pour produire de l’énergie et pour chauffer l'eau destinée aux sanitaires, - installation de toitures végétalisées sur les bâtiments neufs pour retenir l’eau de pluie et limiter les rejets en égouts - conception d’immeubles utilisant au mieux l'éclairage naturel pour limiter le recours à l’électricité - chauffage via · Au programme également, des immeubles limitant les rejets des eaux pluviales dans les égouts. Par ailleurs, le stockage temporaire de ces eaux dans une noue (petit fossé) permettra d’irriguer un futur espace vert, la « forêt linéaire ». Le recours à · Le quartier Fréquel-Fontarabie, (20ème ardt ) constitue un exemple d’« habitat passif » voué à autogérer sa consommation d’énergie. Certains logements afficheront une consommation en énergie inférieure de 30 %, voire 50% à celle imposée par la réglementation. A la clef, une conception rigoureuse : production d’énergie renouvelable, isolation particulière des façades, épaisseur accrue des murs, triple vitrages, orientation des immeubles … Parallèlement, l’eau sera récupérée et utilisée pour arroser le jardin. Gestion « propre » des chantiers Les chantiers constituent souvent une gêne pour les riverains et une atteinte à l’environnement. Une gestion rigoureuse a pour effet de limiter leurs nuisances. · · La suppression partielle d’une halle métallique a généré quelque 900 tonnes de ferraille. Celles-ci ont été vendues à une usine sidérurgique pour recyclage puis transportées par rail. Au delà du bénéfice financier, cette procédure a évité pollution et embouteillages. Parallèlement, certains résidus (béton, briques ou tuiles) ont été concassés sur place, puis utilisés pour construire une rampe. Là aussi, moins de nuisances puisque leur transfert aurait impliqué le passage d’environ 1000 camions. · Le transport fluvial représente une alternative intéressante pour acheminer les déchets. Les chantiers de Développement économique et insertion · Le développement durable dépasse le cadre de la protection de l’environnement. Plusieurs opérations comportent une part importante de locaux créateurs d’emploi : - 19 000 m² de bureaux, 1000 m² de commerces et équipements pour - 6300m² d’activités économiques dont un pôle d’entreprises de 5200m² pour - 40 000 m² de bureaux , 1500 m² de commerces et 6000 m² d’activités et services pour · La ville et ses prestataires incluent par ailleurs dans tous leurs marché de travaux et services des « clauses d’insertion » qui visent à recruter sur chaque chantier un pourcentage de chômeurs. Le règlement impose de consacrer à ces recrutements 5% des heures travaillées. Pour certains quartiers sensibles, Espaces verts · Dans la mesure du possible, les aménagements comportent des espaces verts et des surfaces plantées. Elles représentent pour · D’autres expériences concernent le type de plantations : celles du jardin programmé sur le site Fréquel Fontarabie ne comporteront pas d’espèces allergisantes dégageant des pollens. Transports et stationnement · La ville de Paris a pour priorité de limiter les nuisances dues aux automobiles, de développer les circulations douces et de favoriser les transports en commun. Les mesures suivantes y contribuent : ZAC Rungis - parc automobile réduit pour les bureaux - parking à vélos pour l’immeuble bureaux - itinéraires cyclables - mutualisation du parking destiné aux logements - incitation à l’auto-partage : création d’une station permettant de louer un véhicule ponctuellement dans un immeuble bureaux - rue piétonne et rue à priorité piétons, circulations douces et véhicules riverains - station de tramway à proximité ZAC Pajol - desserte par la navette Ney-Flandre ZAC Claude Bernard - parc stationnement mutualisé (optimisation places) - limitation des places de stationnement destinées aux entreprises tertiaires - facilitation des places de livraison pour les PME et PMI - parc à vélos Accessibilité Tous les opérations d’aménagement accordent une place particulière à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. L’objectif est de proposer des cheminements praticables par tous ou de doubler un itinéraire par un autre, plus aisé. C’est le cas de Mixité sociale · LE PLU de Paris dédie la moitié des surfaces de logement à destination sociale. A titre d’exemple, · La mixité s’étend aussi aux relations entre générations. Pour faciliter les échanges, l’EHPAD et la crèche de · La qualité de vie d’un quartier passe enfin par un brassage harmonieux entre la population, les usagers des équipements ou services et ceux qui viennent sur place pour travailler. Les programmes s’attachent à instaurer équilibre et diversité entre les fonctions de la ville. Collecte pneumatique des ordures Les exemples ci-dessus ne constituent qu’un début. L’approche Développement durable est une démarche à long terme qui concernera peu à peu toutes les opérations d’aménagement de la ville de Paris. |
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